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Les cartouchières
Modèle 1888 : Le
17 janvier 1892, le ceinturon est garni de trois cartouchières modèle
1888. Deux sont portées devant, une derrière. La cartouchière est en
cuir souple, avec un dos formant patelette et comporte deux passants
verticaux cousus à l’arrière ainsi qu’un « triangle de suspension »
muni d’un crochet. Le 10 mars 1889, les cloisons intérieures sont
retirées. Le cuir est noirci sur fleur. La dotation de munition passe à 120 cartouches. Soit 5 paquets de 8 cartouches par cartouchière.


Modèle 1905 : En
1905 une modification technique est apportée afin que l’homme puisse
retirer ses cartouchières sans enlever le ceinturon. Au dos de la
cartouchière les deux passants deviennent : un passant fixe horizontal
et un large passant trapézoïdal mobile dont l’extrémité forme «
enchapure » pour le triangle de suspension. Une seconde modification
intervient la même année. La « languette de recouvrement » empêche les
cartouches de s’échapper lors de l’ouverture de la patelette. Cousue à
l’intérieur (au dos) elle se rabat du haut vers le bas est n’a aucune
efficacité. La cartouchière est aussi en cuir noirci sur fleur.

Modèle 1905/1914 : A partir du 9 décembre 1914 (date théorique), les cartouchières 1905 sont confectionnées en cuir fauve.
Modèle 1916 : Le
26 janvier 1916, le ministre de la guerre adresse au commandant en chef
deux cartouchières d’un modèle nouveau. Elle est décrite le 14 juillet
1916 : « confectionnée en cuir fauve elle se distingue de la précédente
à trois égards : » La languette de recouvrement est sur la face
interne avant et sa partie mobile s’oriente vers le bas. Ce qui
provoque un phénomène de clapet qui maintient les cartouches à
l’intérieur. Le mode de suspension formé par le passant mobile est renforcé afin d’éviter le décrochement de la cartouchière. Le bouton de fermeture est en fer étamé mais de forme bombée. Cette cartouchière continuera sa carrière jusqu’à la seconde guerre mondiale et même au-delà…
Source : Uniformes N° 70-76
Bruno BARRIER Les photographies appartiennent à la collection privée de l’auteur |